Méditation juin 2016 | rencontre méditation respiration

Méditation juin 2016

En état de méditation, l’être intérieur est capable de communiquer. C’est une expérience qui se partage et nous enrichit mutuellement. Ressentons l’énergie de cette communion avec ce qui, en nous, est essentiel. L’ombre peut se dissoudre lorsque nous vivons l’expérience de la lumière intérieure.

La période de mutation que nous traversons nous demande constamment un état d’éveil et d’attention. Ce que nous vivons en ce moment est traversé par des instants de désespoir ou de découragement. Lorsque nous sommes en contact constant avec la terre, nous pouvons dissoudre au fur et à mesure les sentiments de désespérance. Tous les sens sont nécessaires pour entrer en contact avec cette énergie, cette puissance, cette lumière. Elle vient de la terre, elle nous remplit, elle vient aussi du ciel, et nous investit autrement. Nous pouvons l’accompagner par le cœur, l’âme et l’esprit.

Nous avons en nous des possibilités de guérison, de changement, d’évolution. Nous sommes reliés à tout ce qui existe, nous pouvons donc demander de l’aide à nous-mêmes ou à l’univers entier, et sentir que nous pouvons nous connecter à tous les éléments vivants : le ruisseau, l’enfant, l’oiseau, le rayon de soleil dans la rue déserte… Cela nous sort de la solitude, c’est-à-dire de l’état de séparation. Nous sommes souvent aveuglés par des détails, voire écrasés, et nous ne percevons plus cet essentiel qui nous illumine.

Venant du silence, de l’abandon, de la tranquillité, notre activité sera féconde et inspirée.
Un rayon inconnu commence à émerger : nous portons déjà en nous ce nouveau monde, il se reflète déjà lorsque nous nous abandonnons à ce qui nous dépasse. Ce n’est pas « je veux », mais «  je laisse venir ». Ce n’est pas ce qu’on fait qui est important, c’est l’ouverture de cœur, qui peut recevoir.
Laissons passer les images qui nous traversent, elles nous plongent alors dans un vide créateur.
L’important est d’être abandonné, attentif, ouvert.

A quoi sert la joie intérieure, si elle ne peut se répandre, si je ne peux la partager ? La joie se répand toujours, on ne sait pas où elle va. C’est une bénédiction constante. Envoyons-la partout, partageons-la plus consciemment. Elle rayonne sur le monde et embellit le quotidien. La joie ne vient pas de l’extérieur, elle jaillit de nous-même, quoi que nous fassions, quelles que soient les circonstances, même dans les moments de grande détresse, elle jaillit comme une source, nous submerge, elle vient de l’être intérieur, qui nous dit sans doute : « vis ! »
Rien ne devrait s’user même lorsqu’on est très âgé, ou malade ; la possibilité de renaître est constante.
Sortons de nos habitudes, changeons de regard. Ce que l’on croyait, triste, en le regardant autrement, pourrait devenir joyeux. Il y a des moments où la mort fait peur, et d’autres où elle est prometteuse.
Nous pouvons accueillir la mort avec bonheur, même en ne sachant rien, ce qui est en fait le cas de tout le monde. L’incertitude est un cadeau, car elle ne fixe aucune croyance.
C’est en étant totalement présent à soi-même et au monde que nous retrouvons la sensation d’être en vie. Deux univers se retrouvent dans le présent : un monde ancien qui s’écroule, un autre qui est en train de naître. Nous pouvons vivre déjà maintenant cette mutation, cette sortie de chrysalide, si nous sommes capables de porter le regard ailleurs, dans les profondeurs de l’être.
Percevoir un autre niveau de conscience dans le silence et l’ouverture, nous permet de puiser une force inconnue, différente.

Se poser, en état d’ouverture et d’accueil, n’est jamais une perte de temps.