Méditation décembre 2015 | rencontre méditation respiration

Méditation décembre 2015

La confiance nous permet une autre manière d’exister. Elle nous permet de nous distancer du quotidien, de nous arracher à nos pauvres petits ennuis de chaque instant. Elle donne l’occasion d’élargir la vision, de grandir, et découvrir une richesse inexplorée jusqu’alors. Il s’agit de la confiance en soi-même, mais aussi en notre destinée. Elle efface la peur.

Lorsque la peur nous étreint, utilisons-la ; c’est un instant de vie à décrypter. Ne pas l’accueillir, c’est la faire croître. Lorsque nous nous soumettons à la peur, même inconsciemment, nous en devenons l’esclave. Faire face à la peur, c’est la dépasser : nous dérober à la peur, c’est nous mentir à nous-même. C’est alors qu’elle devient contagieuse. Si la peur et ses conséquences sont totalement visitées, puis abandonnées à l’amour, elles se transforment en force vitale. C’est à ce prix que la liberté reprend son espace et son pouvoir.

Sur un plan pratique…. apprenons à recycler la peur !

Commençons par prendre du temps pour identifier la ou les peurs et leurs conséquences ; ensuite, suivons-les à travers le corps jusque dans la terre, et là, elles deviennent sa nourriture. Ou bien, offrons-les à ce qui nous dépasse, et voyons-les se dissoudre dans la lumière. Sans peur, nous serons capables de créer un autre monde, un monde plus vaste et plus généreux .Remplaçons-la par la tranquillité et la confiance ; nous pouvons imaginer que quoi qu’il arrive, ce qui se passe est notre choix. Ainsi nous ne serons plus jamais victimes, nous serons les maîtres de notre vie.

Nous vivons des moments difficiles, des moments qui demandent de ne pas se refermer sur soi-même, de ne pas se barricader. En ce temps qui est le nôtre, l’ouverture nous est demandée par les évènements eux-mêmes.

Le sens de ce qui arrive n’est pas forcément déchiffrable, mais il existe toujours. Il jaillit parfois immédiatement comme une évidence, mais souvent se dévoile lentement. Et alors, toutes les parts de nous-même qui semblent séparées se rassemblent dans la même énergie, et nous vivons de manière plus large, plus joyeuse et plus authentique.
Parfois les circonstances révèlent en nous une puissance inconnue. Le simple fait de le savoir augmente son intensité. Au fur et à mesure que nous en avons la perception, elle se densifie, et nous débarrasse de bien des limites.

Nous sommes en état d’urgence : nous avons à changer de plan pour survivre sur cette terre, à découvrir chacun de nouvelles richesses à mettre en commun. Le partage, l’intensité et la ferveur en sont le ferment, ainsi que la méditation, le silence et la solitude. Chacune de nos cellules est appelée à s’ouvrir à l’étape suivante de l’évolution.
Lorsque nous perdons nos repères, nous pouvons considérer que c’est un grand cadeau. Nos repères sont des branches qu’on lâche pour en saisir d’autres : cessant de nous y agripper, nous n’avons plus peur du vide. La vie nous porte et se prolonge au-delà de notre existence.

Quand nous ne sommes plus ici-bas, la vie continue, et donc, ô paradoxe, nous y sommes encore, étant nous-même la vie.

Pendant les moments de méditation, nous pouvons rejoindre cette part de nous-même qui n’est jamais née et ne mourra jamais .C’est une dimension différente, ni quantifiable, ni descriptible ; elle relève de l’esprit, de la sensation, elle relève de l’éternité.