Méditation octobre 2015 | rencontre méditation respiration

Méditation octobre 2015

Nous avons maintenant le pouvoir d’oser être totalement ce que nous sommes.

La petite flamme de l’Esprit a toujours existé. Elle a souvent été voilée par des dogmes, des habitudes et des croyances. Maintenant, de nouvelles possibilités s’ouvrent : elle peut se libérer, et s’élancer, libre et joyeuse, à travers la mutation, la transformation que nous vivons en ce moment.
Cette petite lumière, qui est l’orientation secrète de notre âme, cette petite lumière a traversé bien des orages, bien des prisons, bien des dogmes, bien des religions, mais maintenant, nous pouvons recevoir cette flamme libre, nous n’avons plus besoin de nous protéger derrière des règles rigides qui parfois étouffent la vie, plus besoin d’être dépendant de la croyance des autres, ni même des traditions lorsqu’elles se figent. Nous pouvons en retenir ce qui reste libre, et en accord avec nous-même…

Développons notre confiance en la dépouillant du bavardage de l’égo, ce petit moi étriqué et toujours insatisfait. Il peut être regardé avec affection, mais nous n’avons pas à nous soumettre à son pouvoir.

En cette vie de bruit et d’agitation, tout nous ramène à l’essence, tout nous ramène à l’Esprit, tout nous ramène aussi à la joie, la joie toute simple d’exister, de sentir dans ses veines couler la vie, qui nous prolonge, et qui nous agrandit…L’ayant vécu, ne serait-ce qu’une seule fois , nous pouvons nous en souvenir, et dans les moments les plus éprouvants, retrouver cette grâce qui transforme tout. Elle nous montre un chemin de dépassement, au-delà des images que nous avons de nous-même, et de nos petits problèmes.
Le petit grain de sable que nous sommes contient tout l’univers : reconnaître nos limites nous permet de les dépasser.

Nous avons à bâtir chacun en nous-mêmes un monde d’amour plus grand que la misère, car l’amour mange la misère, il l’anéantit. C’est l’élan du cœur, cet élan partagé qui peut transformer le monde. Nous vivons encore beaucoup trop dans de petites cases fermées, nous pouvons agrandir notre horizon, notre regard à tout ce qui relève de l’humanité, ou de la terre : les plantes, les animaux, tout ce qui nous entoure, et ne rien rejeter. L’amour transforme tout, même le désespoir
. Un cœur et un regard plus vastes nous permettront de traverser les moments difficiles.

Du silence partagé, émerge une présence, à la fois collective et individuelle, une présence libératrice et unifiée. Cette création collective ne se soumet à rien, elle est disponible pour celui qui, dans son cœur, est prêt à la recevoir.

Dans les habitudes sclérosées, nous nous endormons. Réveillons-nous à autre chose, à l’essence de nous-même, à ce qui est important, et qui nous permet de vivre plus largement, plus heureux, plus ouvert. Que s’éveille en nous une autre oreille, non seulement l’oreille du cœur, mais peut-être aussi l’oreille de l’Esprit, de ce qui nous attire vers ce monde nouveau.

En vivant libre, attentif, ouvert et présent, nous créons ce monde qui est en train de naître, nous y sommes déjà, au cœur même de notre quotidien. . Il y a un appel en ce moment, pour l’humanité entière, un appel à grandir, changer de plan, non seulement pour exister et survivre, mais pour s’avancer plus loin, dans l’Esprit et dans le cœur.

La méditation est importante: ne craignons pas que ce soit une perte de temps, ou un enfermement qui nous sépare des autres. Ne l’utilisons pas comme une fuite, mais comme une communion. Outre sa vertu apaisante et thérapeutique, elle permet l’émergence de l’action inspirée. Il s’agit d’un abandon, d’une disponibilité qui laisse à l’inconnu des possibilités d’épanouissement, et dans lequel l’invisible se déploie à l’infini.