Méditation décembre 2016 | rencontre méditation respiration

Méditation décembre 2016

En ce moment, nous sommes dans une sorte de brouillard, d’incertitude ; il nous est donc nécessaire de développer la conscience de l’enracinement, de basculer dans une réalité qui relève d’un autre monde tout en restant très concrète. Ces deux points de vue nous appellent, se mélangent, et n’en forment plus qu’un. Nous avons la chance de vivre des moments féconds, remplis de créativité et d’inspiration. Il n’y a plus de modèle à suivre ou à reproduire. C’est le guide intérieur qui nous conduit, inspiré par nos rencontres. Osons la liberté, celle d’écouter la profondeur. Comment découvrir la confiance en cette part de nous-même qui est reliée ? Nous avons à faire exploser les horizons étroits dans lesquels la vie quotidienne nous enferme, car les automatismes deviennent des prisons, qui nous empêchent de boire à la source de la vie. Il est néanmoins possible de nous libérer de leur emprise en y insufflant la conscience.

Il est une part de nous-même, plus lumineuse, plus réelle, plus forte, que nous avons à contacter, soit en partant de l’intérieur, soit à travers des événements extérieurs. Si nous pouvons laisser jaillir l’inspiration, nous cheminons sur une voie claire et directe, dans lesquelles les habitudes se résorbent d’elles-mêmes.

Chaque fois que nous sommes dérangés, une division s'installe. Aussitôt que nous sommes conscients, que nous voyons le dérangement, et en quoi il nous divise, nous retrouvons la paix intérieure. Rester en harmonie constante avec tout ce qui nous arrive nous demande une vigilance de chaque instant. La division est un combat permanent avec soi-même. Entrons dans un autre espace intérieur, où se trouvent l'harmonie, l'acquiescement, et la fin du combat. L'ennui, c'est que nous oublions de le faire, nous le savons, et nous oublions. Nous nous laissons entraîner dans les tourbillons du" moi je". Aussitôt vu, aussitôt délivré. Il y a donc d'instant en instant, à développer une vision claire de soi-même, des autres et du monde. Ainsi, à petits pas, nous nous rapprochons du sourire de la vie. Notre participation à tout ce qui existe devient fluide et harmonieuse. Nous trouvons un sens même à ce qui dérange, cela nous ouvre des portes, nous fait glisser ailleurs, comprendre autrement notre vie. Cela nous pousse à évoluer, à nous détacher, à trouver une liberté nouvelle, à découvrir d'autres paysages. Nous nous retrouvons à un niveau de conscience différent. Il suffit simplement d'être soi-même, dans sa dimension multiple et infinie, et d’accepter l'autre dans cette même dimension multiple et infinie.
Enfermés dans nos habitudes, nous nous empêchons de boire à la source. Nous avons à voir et comprendre que nous sommes déjà ce que nous cherchons.

Ecoutons la voix du silence, le chant du silence. Il nous fait découvrir un « au-delà ». C'est comme des paysages énergétiques complètement nouveaux. Lorsque nous sommes très attentifs à cet autre espace, même les bruits extérieurs ne sont plus un dérangement. Nous avons à développer nos forces, à nous préparer à vivre des choses totalement neuves, inconnues, c'est à la fois passionnant, attirant, et sans doute pour certaines parties de nous-mêmes, inquiétant. La peur découle de l’égo, du sentiment de séparation. Le plus difficile est de la voir. Peut-être pouvons-nous transformer la peur de l'inconnu. Cet appel de l'inconnu n'est-il pas une ouverture splendide ? Chaque fois que la peur nous étreint, nous pouvons la reconnaître, l’accepter, la brûler dans l'Amour. Développons nos forces par la méditation, le partage, et le retour à nous-mêmes ; ainsi, la peur pourra se dissoudre.
Nous pouvons recréer à chaque instant le monde. Soyons prêts pour une véritable transformation, un élargissement de la conscience, et une joie toute neuve, qui n'a pas encore été explorée. Nous pouvons développer cette joie, simplement en ressentant la vie qui circule dans le corps, qui nous relie à la terre, qui nous relie au ciel. La joie éclate alors, et remplit le monde. C'est un cadeau de chacun à l’univers. Dans la méditation, nous sommes tendus vers un autre étage de la conscience. Dans cet état, nous nous rapprochons de l'unité. Une certaine forme de méditation permet l’ouverture à un au-delà du monde physique, tout en rassemblant l’âme, l’esprit et le corps. Demeurons dans un ancrage terrestre, et nous ne serons pas menacés de perdre nos repères. Nous avons à continuer chacun notre sentier vers un autre état, vers une autre humanité, plus consciente, plus ouverte et plus joyeuse. Nous pouvons imaginer un état de présence, présence à nous-mêmes, présence au monde, présence au tout. Les expériences sont bonnes à vivre, elles sont là pour nous faire grandir. Et chacun grandit à sa manière. Cela s'appelle "oser être ».