Méditation mars 2015 | rencontre méditation respiration

Méditation mars 2015

Le silence est un lieu de naissance, différent pour chacun. Il peut ouvrir une porte vers d’autres univers. La parole peut mettre le silence en valeur lorsqu’elle ne contient pas le bruit du mental, lorsqu’elle est sobre et intermittente. Nous pouvons observer ce silence en nous-mêmes, le contempler, le laisser nous porter ailleurs. Il est possible de partager l’inspiration que nous y avons puisée. En la vivant ensemble, nous nous trouvons à un autre niveau de conscience, là où elle nous est commune. Ainsi portés par les ailes de l’inspiration, nous pouvons laisser venir l’inconnu, présent en nous-même et partout ailleurs. Là, un fil de lumière nous relie, les uns aux autres, et à l’univers entier. Si nous avons pu vivre ce trésor incroyable, alors nous connaissons dans l’instant l’Eternité.

Il suffit d’être attentif à la vie dans le corps, et de laisser monter en nous tout mouvement qui se présente : la joie, la tristesse…Mais n’oublions jamais cette attention à ce que nous sommes vraiment, une étincelle dans le soleil universel. Dans cette attention se trouve le trésor caché, que nous n’avions pas encore découvert : la Présence. Lorsque nous percevons cette Présence, nous rejoignons l’Unité. C’est peut-être cela qui nous réunit, et qui est le plus important dans notre vie : découvrir cette lumière, cette évidence, qu’on appelle aussi le Divin.

La Conscience de ce qui est, transforme ce qui est ; et là, tous nos problèmes disparaissent.
C’est l’oubli qui est la séparation, et nous coupe de l’Unité. Une activité incessante nous conduit loin de nous-mêmes. Une action issue du silence intérieur sera juste et s’inscrira dans le grand dessin de la vie, dans le grand dessein de ce que nous avons décidé de vivre. Il y a des moments privilégiés où nous sommes guidés. Soyons conscients de cela. L’action surgit de l’enracinement, non d’une fantaisie passagère, ni d’un rêve fumeux; c’est dans l’incarnation, en contact avec la terre et ses exigences, que nous pouvons nous transformer, nous envoler. C’est un accomplissement essentiellement humain et terrestre qui nous permet de nous évader, de nous envoler vers d’autres cieux.

La peur est peut-être la seule entrave à notre évolution. Si je ne suis rien, que je ne possède rien, de quoi ai-je peur ? L’égo, se croyant exister dans la séparation, a peur de disparaître. De là, proviennent toutes les autres peurs. Comment peut-on traiter la peur ? En la mettant à distance, en la regardant pour ce qu’elle est, elle se dissout. Aimer sa peur la fait disparaître. C’est lorsqu’on veut lui échapper qu’on devient sa victime. Si au contraire, nous prenons la peur dans le cœur comme un petit enfant perdu, elle devient force et richesse. Le corps a toujours peur, mais en prendre conscience nous désidentifie de celle-ci. L’éradication de la peur est un premier pas vers le dévoilement d’un monde paisible et créatif.

Appuyons-nous sur ce qui ne meurt jamais, le renouveau perpétuel. Nous n’avons jamais rien à regretter, ce que nous n’avons pas accompli, quelqu’un d’autre l’accomplira. Seul l’égo est possesseur de nos actions, ou de notre image. Nous pouvons donc nous en désolidariser, alors apparaît un paysage si vaste ... La confiance devient notre guide ; l’harmonie apparaît, au cœur même des circonstances parfois difficiles, et la guerre, intérieure ou extérieure, se dissipe. Ce regard sur la vie nous oriente différemment, et libère la Joie. Vivre intérieurement la Joie et l’harmonie, c’est les répandre. Par notre communion d’âme, et en pénétrant des mondes plus profonds, nous amplifions ces possibilités.

Un espace élargi se découvre dans la confiance et la liberté. La pensée des autres et leurs injonctions n’ont plus de pouvoir sur nous, ainsi disparaît toute soumission intérieure à quoi que ce soit, et l’espace de chacun s’ouvre à la tolérance, la compréhension, et à la véritable humanité.