Méditation octobre 2016 | rencontre méditation respiration

Méditation octobre 2016

Il est possible de se régénérer dans le silence des profondeurs. Pour cela, ressentons le corps, d’abord les pieds, les pieds qui touchent consciemment la terre. De là, nous allons ressentir la force de la terre qui monte, nous renouvelle, et nous donne la vie. Nous avons le secours de cette énergie terrestre si nous sommes très attentifs à suivre son parcours, particulièrement quand nous traversons un état de faiblesse, de maladie, de dépression. Avec cette énergie, la faiblesse peut disparaître, qu’elle soit physique, morale, ou psychologique, et lorsqu’elle disparait, la joie peut trouver le chemin de la renaissance, et parcourir le corps, l’âme et l’esprit. C’est un parcours silencieux, qui prend sa source dans l’amour dépouillé de tout attachement. Cela demande une confiance absolue dans cette vie qui nous habite, la nôtre, celle des autres, celle de la terre, celle du tout. Se lâcher dans la confiance nous permet d’exister autrement, celle-ci est la graine d’une joie toute neuve, une joie encore inconnue jusqu’à présent. En ces temps moroses, il est vraiment nécessaire de s’appuyer sur elle, et de la répandre autour de nous ; ainsi, elle tisse un fil de lumière à travers le monde.

Envoyer de la joie, nous remplit nous-même de joie.


Nous avons chaque jour à reconstituer ce trésor, ce capital, cette force lumineuse. Elle nous échappe dans la vie quotidienne, lorsque nous en perdons la conscience. La dispersion contribue à son évanouissement. Mais si nous laissons le silence nous remplir, nous rejoignons la sérénité des profondeurs.
En ce moment, nous sommes collectivement dans un navire balloté par la tempête, nous avons chacun à trouver notre route, à découvrir peut-être un nouveau chemin. . C’est comme si la plupart des conditionnements reçus devenaient fragiles, inexistants. C’est donc un moment particulièrement difficile, passionnant et créateur. Ce monde nouveau peut se construire dans le silence et l’intériorité de chacun. Nous pouvons toujours demander de l’aide, l’aide est toujours présente, elle sera donnée soit par l’extérieur, soit par quelque chose d’intangible que nous ressentons dans le cœur. C’est la confiance qui nous permettra d’y avoir accès.
La mutation présente nécessite un abandon du passé. Beaucoup d’entre nous disent perdre la mémoire, comme si le monde quotidien se disloquait, ce qui réveille une peur ancestrale et collective. Revenir au présent est une libération des scories du passé. Lorsque toutes les mémoires disparaissent, nous sommes libres de créer et d’inventer. Nous nous sommes pendant longtemps appuyés sur la pensée, la philosophie, les religions du passé. Sans renier ce qu’elles nous ont légué, il est peut-être temps de découvrir en nous-mêmes, ce complètement « nouveau » qui nous porte vers l’avenir, et remplit le présent de lumière et d’amour.
Evitons de nourrir la morosité ambiante, ainsi nous laissons jaillir la lumière. Lorsqu’un événement inattendu occasionne un choc, il nous projette hors de nous-même. Il nous est alors demandé de creuser dans nos profondeurs les plus secrètes, afin d’y renouer avec l’essence de notre vie. C’est dans ces moments de détresse que l’on expérimente réellement la confiance.
Nous nous battons souvent contre des aspects de la vie que nous ne pouvons pas changer. Mais un regard dépouillé de toute intention, c’est-à-dire un regard d’amour, peut les transformer.

A travers l’expérience même du corps et de ses contraintes, nous sommes simultanément nous-même, l’autre, la collectivité, le monde et l’univers. Les frontières disparaissent.
La liberté, dans ce sens, est totale et absolue