Méditation janvier 2017 | rencontre méditation respiration

Méditation janvier 2017

Il y a un grand espace vide en nous, c’est l’inconnu : il nous ouvre à un nouveau monde. Nous en sommes les créateurs. Restons dans la conscience de cette présence, de cet au-delà de nous-même, elle nous incite à trouver l’adéquation entre ce que nous ressentons et l’action qui en découle.
C’est en nous réunissant dans un élan commun que nous découvrons une possibilité créative nouvelle, une sensibilité subtile et un contact avec le monde spirituel.
La confiance en ce que nous ne connaissons pas s’avère nécessaire pour sauter dans le vide. Elle crée un potentiel de force, qui permet à la fois le dépassement et la possibilité de transmuter l’adversité.
Dans le silence, nous pouvons dépasser tout ce que nous croyons être, abandonner tout ce qui nous encombre. Par sa vibration subtile, ce silence nous donne une ardeur et une félicité nouvelle.
Imprégnons-nous d’audace, de confiance et d’intégrité : voyons les mensonges que nous nous racontons à nous-mêmes. La force, le désir, l’envie d’être vrai jusqu’au bout nous donne l’élan suffisant pour nous débarrasser de tous les faux-semblants.

Nous sommes maintenant dans la conscience d’une transformation individuelle et collective qui nous porte à d’autres étages de nous-mêmes. Cela donne la possibilité d’une grande détente physique, et en même temps la perception de plus en plus aigüe d’une autre manière d’être : il s’agit d’une qualité nouvelle d’attention. N’oublions jamais que le corps participe pleinement à cette évolution. Lorsqu’il est en souffrance, entrons totalement dans cette souffrance, laissons la lumière la remplir pour qu’elle soit offerte et transcendée. Il n’y a pas à séparer le corps, de l’âme et de l’esprit. C’est dans cette communion intime de tout ce que nous sommes que nous pouvons nous diriger vers une transformation, à la fois concrète, généreuse et lumineuse.

Nous avons à franchir une limite, cette limite qui se trouve à la pointe de nous-même, au plus aigu de nos sensations, nos pensées, notre être. Notre tête est mauvaise conseillère, soit elle ne voit que nos défauts, soit elle exagère nos qualités. Elle n’est utile que lorsqu’elle est au service du cœur. Lorsqu’elle poursuit seule son chemin, elle se perd ; lorsque le corps seul est considéré, le voyage de la vie est très limité.
Le sentier de chacun va vers un soleil unique : l’inconnu.
Sur un certain plan, nous sommes libres, c’est là notre véritable humanité, même si sur un autre plan, nous sommes dépendants des servitudes de la matière et du quotidien. Au-delà de nos appétits, de nos ambitions, de notre vie journalière, de notre désir de pouvoir, au-delà même de tous nos désirs, existe une observation neutre : c’est le lieu de notre liberté.

Voyons cette année 2017 comme un chemin de lumière, un feu qui s’allume, un soleil liquide qui descend de la colline sur les êtres humains, les délivre de leurs ambitions et de leurs maladies.
Laissons irradier la joie