Méditation avril 2016 | rencontre méditation respiration

Méditation avril 2016

Pour connecter un espace libre en nous, le silence est indispensable, et le silence collectif est particulièrement créateur : Il nous porte ailleurs, dans un futur glorieux qu’il est possible de ramener dans le présent.
. Une grande inspiration nous ouvre à l’univers entier et nous plonge dans l’état méditatif. C’est en regardant en nous-même que nous rejoignons l’infini. Ce mouvement vers l’intériorité mène à tous les trésors, n’oublions jamais cela. Nous n’y cherchons pas l’égo, ns le faisons exploser. Pour traverser cette période imprévisible et passionnante, nous avons à notre disposition  la sensation, l’imagination, l’intelligence et l’intuition. L’imagination lorsqu’elle s’unit à l’intuition, crée les outils de l’évolution.
Lorsque nous sommes vraiment enracinés, en contact avec notre mère la terre, l’imagination est créatrice, et ne s’envole pas dans l’illusion. Ceci nous permet de participer au grand changement que nous sommes appelés à vivre.
Dans ces moments de transition, nous avons à trouver le chemin de la confiance. Chaque fois que nos limites reculent, une évolution se manifeste. Une  nouvelle frontière se présente à nous : il s’agit , pour la traverser, d’être en unité avec nos peurs , nos souffrances, nos joies, c’est-à-dire ne pas les refuser. Ainsi nous développons des forces nouvelles pour passer le cap de cette mutation .

Consacrer chaque jour, quelques instants de tranquillité, de paix, à soi-même, est un cadeau pour le monde. L’expérience d’unité d’une seule personne peut amener une transformation bien plus vaste que ce qu’on imagine.
La méditation peut nous réveiller, elle cultive une attention, une attention qui va au-delà du monde visible. Etre attentif à l’invisible nous montre une route encore inexplorée. Dans nos méditations, nous pouvons imaginer et ressentir un état physique, mental, et spirituel accordé. C’est une grande force si nous pouvons le retrouver à volonté. Cela maintient en équilibre. Il s’agit donc d’être conscient de ce qu’on est, de ce qu’on sent, de ce qu’on fait, en résonnance avec le monde extérieur.
C’est maintenant que des facultés nouvelles, des perceptions nouvelles, peuvent se développer. Elles permettent une autre manière d’appréhender le monde, de le sentir, de le flairer, de l’aimer et de l’envelopper, de le mettre tout entier dans son cœur.

Nous voyons à quel point l’avoir est fragile et dérisoire comparé à l’être. Or beaucoup d’entre nous se définissent par rapport à la possession. C’est le moment d’ouvrir la porte de l’être…Nous avons quotidiennement des préoccupations de tous ordres, mais maintenant il est temps de garder en mémoire cette possibilité de mutation, de ne jamais la perdre de vue, elle est à notre portée.
Laissons-nous habiter par cette pensée «  l’évolution est en moi, je la porte, je la regarde, et je la nourris », gardons ce trésor en mémoire, alors nous comprendrons quelle est notre utilité en ce monde et comment nous y participons.

En ce qui concerne le mystère de la souffrance, l’offrande à l’inconnu, seule, lui donne un sens. C’est une manière de ne pas sombrer dans le désespoir.
Il est essentiel de cultiver toute sa vie une graine de joie, ce sera une fée protectrice face à la maladie, au malheur et à la mort.

Puisse l’énergie développée dans la méditation susciter en nous un potentiel de compréhension, de bienveillance et d’harmonie.